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Pour la Sociale !

Tiens ! Voilà du Sadin

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Eric Sadin a écrit trois livres intéressants autour de la question numérique et de son emprise. C’est donc avec enthousiasme que l’on a commencé la lecture de son nouveau livre, L’ère de l’individu tyran : la fin d’un monde commun, dans lequel il dit s’intéresser à l’impact des technologies numériques sur la société. La déception fut au rendez-vous. 

En Espagne : un virus si politique

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Nous n’avons pas publié d’article ces derniers mois, mais nous avons continué de suivre l’actualité et les controverses autour du covid qui se sont amplifiées. Nous n’allons pas nous y appesantir. Tout en essayant d’avoir une vision d’ensemble du moment présent, nous avons décidé cette fois de regarder du côté de l’Espagne où, peut-être plus clairement qu’ailleurs, le coronavirus est surtout, désormais, une arme entre les mains des politiques.

Récits de la pandémie. La petite histoire dans la grande Histoire

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A l’heure du déconfinement, la pandémie de Covid-19 n’a pas fini de faire parler d’elle. Elle a permis d’imposer une dictature « temporaire » à laquelle les gouvernants ont pris goût. Malgré des différences entre les pays, ils jouent les prolongations… Celles et ceux qui mettent en question le discours dominant quant à l’ampleur de la pandémie ; qui doutent de l’efficacité des mesures prises ; qui questionnent les soins et traitements prodigués (ou refusés) aux malades… sont volontiers traités de complotistes ou d’agents de l’étranger. Les contradictions et les mensonges des discours officiels sont déstabilisants. Nous sommes entrés dans l’ère de la post-vérité où l’essentiel est la forme du propos, son effet sur le public et non son contenu. Dans cet article, nous allons encore une fois centrer notre regard sur la France (et la Suisse) notamment en analysant la polémique autour de l’utilisation d’hydroxychloroquine contre le coronavirus.

Affiches

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Le feu de la révolte et de la contestation couve toujours, comme le montrent ces photos d’affiches artisanales ou imprimées transmises par l’un de nos correspondant et que nous soumettons à la réflexion de celles et ceux qui consultent notre blog.

COVID 19, la question politique

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A raison, nous pouvons nous interroger sur l’instrumentalisation que font les dirigeants de la crise du COVID 19, comme le souligne avec pertinence l’article « COVID 19. Tous cobayes ? ». Restera néanmoins que cette crise est un tournant historique, tant elle marque les consciences. Il s’agit d’une crise sanitaire aux répercussions mondiales et dont les conséquences économiques, politiques et sociales vont transformer nos sociétés. Il est évident que les élites cherchent déjà à en tirer profit pour imposer un peu plus le modèle qu’elles défendent. La question est de savoir quelles seront les réactions des populations et comment nous situer dans cette nouvelle donne politique.

Covid-19. Tous cobayes ?

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Plus la pandémie de Covid-19 se prolonge et plus le brouhaha qui l’accompagne devient assourdissant. Nous avons le sentiment d’être manipulé-e-s. Non pas que nous pariions sur un éventuel complot mis en œuvre par des forces obscures, mais parce que nous pensons que l’occasion fait le larron et que tant le système médico-pharmaceutique que le système militaro-industriel et les gouvernements en général ont trouvé dans cette affaire un véritable terrain d’expérimentation grandeur nature, pour mettre en œuvre des programmes qu’ils avaient depuis longtemps dans leurs tiroirs.

Corona blues

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Et si on s’était complètement trompés ? Si ce système que nous critiquons, pages après pages, n’était au fond pas si mauvais : prêt à sacrifier tous ses principes capitalistes et libéraux, prêt à tout arrêter pour sauver les vieux et les malades chroniques ? Avec une abnégation sans pareil, les gouvernements enferment leur population, ferment les écoles, les commerces, les bistrots, les cinémas… pour sauver la vie des plus faibles.

A propos des identity politics

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Il y a six mois, le concept d’« identity politics » ne me disait rien. Bien sûr, je connaissais l’existence de groupes non-mixtes, je comprenais le concept de « genre », je suivais de loin en loin les luttes féministes et celles des LGBTIQ+, je m’étais intéressée aux polémiques autour de la PMA et de la GPA, le terme sociologique d’intersectionnalité ne m’était pas inconnu. Le texte qui va suivre peut apparaître comme un dossier à charge.

France : dérive autoritaire et luttes sociales

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Il y a un an, nous évoquions déjà la répression dont étaient victimes les « Gilets Jaunes »[1]. Celle-ci se poursuit et a connu en 2019 une ampleur inégalée depuis la fin de la Guerre d’Algérie.

Quoi de neuf en Espagne… et en Catalogne ?

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Le président espagnol en exercice Pedro Sanchez parviendra-t-il cette fois à constituer un gouvernement, bien que les dernières élections législatives lui aient donné de moins bons résultats que ceux qu’il avait obtenus quelques mois plus tôt ? Le bon score de l’extrême-droite entraînera-t-il le renforcement de l’« extrême centre » défenseur du libéralisme économique et de la répression à outrance contre les mouvements sociaux, qui se présente comme le seul recours contre la peste brune ? (Voir le cas Macron en France). Et que pouvons-nous dire de la récente mobilisation catalane dont l’ampleur a été si importante que des commentateurs l’ont comparée à ce qui se passe à Hong Kong, au Chili, au Liban ou même au Rojava ? Des parallèles peuvent probablement être établis, mais les comparaisons hâtives sont aussi trompeuses.

Chili… quand l’histoire s’accélère

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Algérie, Soudan, Egypte, Chili, Equateur, Haïti, Liban, Hong-Kong, Catalogne[1], Irak, Gilets jaunes en France… Nous assistons à une véritable contagion de soulèvements populaires un peu partout dans le monde. Toutes ces réalités ne sont pas comparables, mais ces mouvements ont en commun leur spontanéité, la participation massive des femmes souvent en première ligne et leur anti-autoritarisme : soit l’absence de chefs visibles et l’échec des tentatives de récupération politique ou syndicale. Ainsi, les appareils d’Etat peinent à trouver des interlocuteurs qui leur permettraient de canaliser les mouvements ou de les défaire facilement.

Etienne Chouard au Média : un train peut en cacher un autre

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Le 10 juin dernier, les journalistes Denis Robert et Mathias Enthoven donnaient la parole à Etienne Chouard sur le site d’actualité Le Média. L’interview de ce personnage – qui s’est fait connaître en 2005 dans la campagne pour le « non » au référendum sur la Constitution européenne – a provoqué une vaste polémique révélatrice non seulement du confusionnisme/négationnisme de l’invité, mais aussi à première vue – si l’on suit les commentaires et réactions d’une partie du public – de la banalisation du génocide perpétré par les nazis durant la deuxième guerre mondiale. Cette émission montrait aussi le désarroi du journaliste Denis Robert et à travers lui, la déroute d’une certaine gauche qui met en avant la revendication du Référendum d’initiative citoyenne (RIC)[1] dont Etienne Chouard est l’un des chantres.

Les Gilets jaunes : au milieu du gué

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Notre blog, l’affranchi, affiche comme sous-titre : Pour la sociale ! Aussi, suivons-nous depuis le début avec une grande attention le mouvement des Gilets Jaunes (GJ). Nous n’en sommes pas partie prenante car nous vivons en Suisse, un pays où la question sociale peine à s’inviter dans les débats et la réalité. Ce texte se veut une réflexion faite à distance à partir de ce que nous avons pu voir ou lire, à partir des contacts que nous avons en France, etc. Ce n’est en aucun cas une tentative de théorisation. Nous nous contentons d’exposer ce que nous pensons avoir compris. Nous sommes pourtant certains que se joue là un épisode de la guerre ouverte que font les puissants aux gens ordinaires. Face à l’épuisement d’un système qui fonce dans le mur et au vu des tensions internationales, les élites « libérales » s’encombrent de moins en moins des libertés formelles. Ayant décrété qu’il n’y a plus assez de ressources pour tout le monde, elles sont décidées à écraser celles et ceux qui, à leurs yeux, n’appartiennent pas au pays utile. C’est dans ce contexte que nous plaçons le mouvement des GJ. Nous l’accueillons aussi comme une question directe posée à toute personne, groupe ou organisation qui prétend vouloir un changement social radical.

« Ceux qui ne sont rien… »

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Il est devenu normal, en France, d’éborgner, de tabasser, de mutiler des gens ordinaires. Normal d’arrêter arbitrairement, de priver du droit de manifester (1), d’embastiller à la suite de comparutions immédiates bâclées et à la chaîne, distribuant des peines fermes pour des « délits » mineurs (2). Police sans frein et tribunaux d’exception aux ordres de l’exécutif. Elle a une vraie chouette gueule la République française.

RIC : la Suisse peut-elle absorber la France ?

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Quand il a été question dans le mouvement des gilets jaunes (GJ) du référendum d’initiative citoyenne (RIC), nous nous sommes sentis interpellés par le débat que cela provoquait, y compris dans les milieux libertaires. Certains faisaient l’éloge de ce dispositif, en se référant à la Suisse, alors que d’autres le jetait aux gémonies, comme instrument de prédilection du populisme, qui pourrait annuler le mariage pour tous ou réintroduire la peine de mort. Bref, nous avons foncé dans le tas, alors que la question n’est pas là : le RIC en France, dans le cadre du vaste mouvement social actuel, n’a pas grand-chose à voir avec la Suisse

L’irruption en jaune

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Le mouvement des gilets jaunes qui a lieu en France en ce moment récapitule l’ensemble d’une époque et donne des indications sur ce qui pourrait la clore.

Il faut d’abord dire qu’il a surpris tout le monde et, au premier chef, les militants anticapitalistes « traditionnels ». Au début du mouvement, ces derniers ont même souvent été méfiants devant cette contestation dont le contenu était terriblement limité (le refus d’une nouvelle taxe sur les carburants) et qui semblait en partie trouver sa source dans les milieux d’extrême-droite. Notons aussi que chaque fois que l’occasion s’est présentée, des personnes et des groupes d’extrême-droite ont été mis en scène. Les médias ont essayé de jouer sur les peurs, comme cela se passe quand on invite l’électorat à voter utile.

L’Espagne en kaléidoscope

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Nous avions commencé à rédiger cet article au moment de l’investiture de Quim Torra, le nouveau président de la Generalitat. Depuis la mise sous tutelle de la Catalogne par le gouvernement central, l’actualité ibérique a été frénétique : autodissolution de l’ETA ; condamnation du Parti populaire (PP) dans un maxi-procès de corruption (le réseau Gürtel) ; renversement du gouvernement de Mariano Rajoy par une motion de censure et arrivée au pouvoir de Pedro Sanchez du parti socialiste (PSOE). En parallèle et plus important à nos yeux, il y a eu la grève et les manifestations massives des femmes le 8 mars ; les manifestations massives des retraité-e-s… auxquelles il faut ajouter les nombreuses autres mobilisations sociales et féministes qui se déroulent régulièrement dans l’Etat espagnol. Par ailleurs, la répression et les incarcérations d’artistes critiques et d’autres militant-e-s se poursuivent…

Le système des « permis » et l’exploitation de la main-d’œuvre étrangère en Suisse

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Régulièrement, les autorités suisses se réjouissent des statistiques qui chiffrent le nombre de personnes au chômage à 3% de la population active et prétendent que le pays connaît un quasi plein emploi. En fait, selon les critères du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage serait de 5%, pas si loin de la moyenne de 7,3% de l’Union européenne[1]. Quoi qu’il en soit, ces chiffres ne reflètent que partiellement la demande d’emploi[2]. Malgré ce qu’on veut nous faire croire, les salarié-e-s craignent les licenciements, car la précarité et l’exploitation à outrance sont bien présentes. Elles reposent notamment sur le licenciement libre, un système de formation au rabais (apprentissage) et élitaire (moins d’universitaires qu’ailleurs en Europe) ainsi que sur une exploitation astucieuse de l’immigration et des personnes relevant du droit d’asile.
Contrairement à ce qu’affirment les nationalistes et autres « populistes », ce ne sont pas les migrant-e-s qui font pression sur les salaires et les conditions de travail, mais les statuts institutionnels auxquels les autorités les soumettent.

Catalogne : vers la normalisation ?

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Après que Carles Puigdemont, le président déchu de la Generalitat, ait annoncé depuis Bruxelles que l’indépendance n’était pas la seule solution à la crise catalane et qu’il était prêt à accepter « une autre relation avec l’Espagne » ; alors que la présidente du parlement catalan Carme Forcadell a affirmé que la déclaration unilatérale d’indépendance avait un caractère symbolique ; quand ERC (la gauche républicaine catalane) reconnaît que les conditions n’étaient pas remplies pour établir la République… que reste-t-il du projet soutenu par les CUP[1] et par certains libertaires et anticapitalistes qui voient dans le procés catalan un moyen de renverser le régime politique issu de la Transition (1978). La République catalane étant la première étape d’une remise en question du statu quo postfranquiste.

Le conflit catalan

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Au moment où nous écrivons ces lignes, les résultats du référendum sur l’indépendance de la Catalogne ne font aucun doute. Ce ne sont pas les arguments du président Rajoy et de la vice-présidente Sáenz de Santamaría – qui expliquent que ce scrutin n’offrait aucune garantie – qui y changeront quelque-chose. Avec les centaines de blessé-e-s laissés sur le carreau par les forces de police, les indépendantistes ont déjà gagné une première bataille. Face à des gens qui ne demandaient qu’à voter et qui se sont faits matraquer et tirer dessus des balles en caoutchouc, les chefs du gouvernement espagnol ressemblent à des robots aux discours monocordes et répétitifs. Dans ce contexte, le mouvement libertaire et les anarchistes sont confrontés à un dilemme : ils-elles défendent les gens de leur quartier victimes de la violence policière et sont déterminés à lutter contre la chape de plomb qui est en train de couvrir la Catalogne, où les mouvements sociaux souffrait déjà – comme dans le reste de l’Etat espagnol – de lois scélérates de plus en plus répressives. Sans vouloir faire les donneurs de leçon et avec la distance géographique qui nous sépare, il ne nous est pas interdit de réfléchir aux prises de position dont nous prenons connaissance. Ainsi, nous ne pensons pas qu’il faille apporter un appui au nouvel Etat qui se dessine et qui n’offre aucune garantie d’être moins corrompu ou moins autoritaire que le précédent.

Péril en la demeure

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George Arnald ( 1763 – 1841)

Les organisations qui se réclament du mouvement ouvrier et de la révolution sociale sont plongées dans une profonde crise d’identité. Notre courant subit la tempête de plein fouet. Le processus s’est accéléré ces derniers mois, tant au niveau international qu’en Espagne ou en France.

Élections ?

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Le texte, L’oligarchie qui nous gouverne, reprend la critique anarchiste classique de la démocratie représentative. Il rappelle, à l’aide d’éléments historiques judicieusement choisis, que celle-ci n’est qu’un des habits du pouvoir étatique. Sont éclairantes la résistance et la répression qu’ont connues, au cours de l’histoire, les tentatives pour déborder ce cadre par l’assemblée générale et le mandat impératif, entres autres moyens d’instaurer un système sans délégation de pouvoir.

Le fonctionnement des démocraties actuelles prouve la justesse de cette critique. La soi-disant vie politique se résume à des passes d’armes entre membres d’une oligarchie à l’abri de tout besoin et dont l’appartenance politique affichée importe peu. L’appareil institutionnel permet, au gré des aléas électoraux, de se recycler à l’infini. On constate, entre autres, au niveau de l’Union européenne, le rôle que joue ce nouvel étage bureaucratique pour caser les politiciens nationaux en fin de course. En sus, malhonnêteté et ennuis judiciaires ne sont jamais un frein pour des carrières qui semblent ne s’achever qu’avec la mort. Si rien n’est disponible dans les pantouflages politiques, les grands groupes économiques et financiers pourvoient. Ce tableau est complet avec des médias dominants qui servent la soupe aux politiques, relaient leurs agendas et expliquent aux populations combien il est normal et bon que cela aillent mal pour eux.

L’oligarchie qui nous gouverne

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oligarchie

La question de savoir comment sont prises les décisions dans une société humaine ne date pas d’aujourd’hui. Hérodote posait déjà la question : qui doit décider ? Un seul (la monarchie), une élite (l’oligarchie), tout le monde (la démocratie) ? Mais, dans ce classement, où l’historien grec aurait-il placé le régime actuel ? Car si le système des représentants s’est affublé du titre de démocratie, dans les faits, il s’apparente plus à une oligarchie. Autour des interrogations actuelles sur le concept de démocratie, il n’est peut-être pas inutile de préciser la genèse du système actuel. 

Journées libertaires de Pau du 25 au 28 février 2020


Après un premier colloque pour la commémoration du centenaire du congrès anarchiste d’Amsterdam de 1907 qui s’est déroulé en décembre 2007. Chaque année, la section étudiante de la CNT-AIT organise des journées libertaires qui proposent d’aborder un thème particulier sous l’angle libertaire au travers de conférences, concerts, expositions, films… et en faisant appel à des personnalités extérieures.

La 13ème édition des journées libertaires aura pour thème : « Les violences de l’Etat »

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