Photo CNT Lille

Alors que la France connaît une montée des mouvements sociaux contre la nouvelle loi « Travail », des grèves et des manifestations « Nuit debout » dans de nombreuses villes, les autorités, par le biais des forces répressives, s’en prennent régulièrement aux manifestant-e-s et tentent d’intimider les militant-e-s.

Le 20 avril dernier, les locaux de la CNT de Lille ont été saccagés par des policiers qui – sans mandat – ont défoncé la porte du syndicat au bélier pour arrêter deux personnes suspectées de violence lors d’une manifestation contre la loi Travail qui s’était achevée une heure plus tôt. Prétendant agir dans le cadre d’une procédure de flagrant délit, les policiers ne se sont pas contentés de cette interpellation, ils ont aussi longuement fouillé les locaux, consultant des documents confidentiels et détruisant du matériel.

Deux jours plus tard, les deux inculpés sont passés au tribunal dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate. Cent cinquante personnes étaient présentes pour les soutenir. Niant les faits reprochés et refusant la procédure expresse, ils ont été relâchés à l’issue de l’audience. Un autre jugement aura lieu le 25 mai prochain.

En France – contrairement à d’autres pays – de plus en plus de salarié-e-s, mais aussi des précaires et des personnes sans emploi ne sont pas prêts à baisser la tête et à accepter de nouvelles dégradations des conditions de vie et de travail. Beaucoup militent aussi pour un changement radical de la société. Il est donc important de manifester notre solidarité contre toute tentative de criminalisation des mobilisations.