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Quelques mois déjà que nous écrivions au sujet de la victoire de Syriza en Grèce : « Pour un changement vers une société juste et égalitaire, il n’y a pas, et même moins que jamais, de raccourci par les urnes. » Autant dire que les évènements récents nous donnent sacrément raison. Et cela nous attriste : nous aurions été les premiers heureux si les travailleurs et chômeurs grecs avaient pu trouver un peu d’oxygène avec l’arrivée de Syriza au pouvoir. D’une manière générale, il serait tellement pratique qu’en glissant un simple bulletin dans l’urne, par le miracle de l’arithmétique majoritaire, le fardeau qui pèse sur le plus grand nombre puisse s’alléger. Nous appartenons à une « tradition » anarchiste qui a abondamment critiqué cette illusion électorale. Bien entendu, cela se discute. On peut entendre que les élections puissent participer d’une mobilisation des opposants au système, qu’elle fasse entendre leur voix… ou autres choses genre sparadrap sur une jambe de bois. Mais là, devant le désastre grec, même les plus niais zélotes des élections, pour peu qu’ils pensent par eux-mêmes et aient l’honnêteté de le faire, doivent amener pavillon et enfiler cilice pour faire pénitence.

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