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Pour la Sociale !

Auteur : Laffranchi Page 1 of 8

Corona blues

Et si on s’était complètement trompés ? Si ce système que nous critiquons, pages après pages, n’était au fond pas si mauvais : prêt à sacrifier tous ses principes capitalistes et libéraux, prêt à tout arrêter pour sauver les vieux et les malades chroniques ? Avec une abnégation sans pareil, les gouvernements enferment leur population, ferment les écoles, les commerces, les bistrots, les cinémas… pour sauver la vie des plus faibles.

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A propos des identity politics

Il y a six mois, le concept d’« identity politics » ne me disait rien. Bien sûr, je connaissais l’existence de groupes non-mixtes, je comprenais le concept de « genre », je suivais de loin en loin les luttes féministes et celles des LGBTIQ+, je m’étais intéressée aux polémiques autour de la PMA et de la GPA, le terme sociologique d’intersectionnalité ne m’était pas inconnu. Le texte qui va suivre peut apparaître comme un dossier à charge.

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France : dérive autoritaire et luttes sociales

Il y a un an, nous évoquions déjà la répression dont étaient victimes les « Gilets Jaunes »[1]. Celle-ci se poursuit et a connu en 2019 une ampleur inégalée depuis la fin de la Guerre d’Algérie.

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Journées libertaires de Pau du 25 au 28 février 2020


Après un premier colloque pour la commémoration du centenaire du congrès anarchiste d’Amsterdam de 1907 qui s’est déroulé en décembre 2007. Chaque année, la section étudiante de la CNT-AIT organise des journées libertaires qui proposent d’aborder un thème particulier sous l’angle libertaire au travers de conférences, concerts, expositions, films… et en faisant appel à des personnalités extérieures.

La 13ème édition des journées libertaires aura pour thème : « Les violences de l’Etat »

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Quoi de neuf en Espagne… et en Catalogne ?

Le président espagnol en exercice Pedro Sanchez parviendra-t-il cette fois à constituer un gouvernement, bien que les dernières élections législatives lui aient donné de moins bons résultats que ceux qu’il avait obtenus quelques mois plus tôt ? Le bon score de l’extrême-droite entraînera-t-il le renforcement de l’« extrême centre » défenseur du libéralisme économique et de la répression à outrance contre les mouvements sociaux, qui se présente comme le seul recours contre la peste brune ? (Voir le cas Macron en France). Et que pouvons-nous dire de la récente mobilisation catalane dont l’ampleur a été si importante que des commentateurs l’ont comparée à ce qui se passe à Hong Kong, au Chili, au Liban ou même au Rojava ? Des parallèles peuvent probablement être établis, mais les comparaisons hâtives sont aussi trompeuses.

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Chili… quand l’histoire s’accélère

Algérie, Soudan, Egypte, Chili, Equateur, Haïti, Liban, Hong-Kong, Catalogne[1], Irak, Gilets jaunes en France… Nous assistons à une véritable contagion de soulèvements populaires un peu partout dans le monde. Toutes ces réalités ne sont pas comparables, mais ces mouvements ont en commun leur spontanéité, la participation massive des femmes souvent en première ligne et leur anti-autoritarisme : soit l’absence de chefs visibles et l’échec des tentatives de récupération politique ou syndicale. Ainsi, les appareils d’Etat peinent à trouver des interlocuteurs qui leur permettraient de canaliser les mouvements ou de les défaire facilement.

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Précisions sur Staline et le stalinisme

Jusqu’à la chute du mur de Berlin, de nombreuses personnes considéraient que l’expérience soviétique avait été dénaturée par le stalinisme, mais que jusqu’en 1937, lorsque Staline se met à décimer le parti de Lénine, l’expérience avait été globalement positive. Grâce à la planification, à l’industrialisation, à la collectivisation, l’économie soviétique se serait montrée plus efficiente que celle du monde capitaliste qui s’était enfoncé dans la crise économique en 1929. Bref, l’horreur a été considérée comme un accident, lié au profil psychologique du despote, qui aurait fait dévier le projet socialiste de son cours.

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Etienne Chouard au Média : un train peut en cacher un autre

Le 10 juin dernier, les journalistes Denis Robert et Mathias Enthoven donnaient la parole à Etienne Chouard sur le site d’actualité Le Média. L’interview de ce personnage – qui s’est fait connaître en 2005 dans la campagne pour le « non » au référendum sur la Constitution européenne – a provoqué une vaste polémique révélatrice non seulement du confusionnisme/négationnisme de l’invité, mais aussi à première vue – si l’on suit les commentaires et réactions d’une partie du public – de la banalisation du génocide perpétré par les nazis durant la deuxième guerre mondiale. Cette émission montrait aussi le désarroi du journaliste Denis Robert et à travers lui, la déroute d’une certaine gauche qui met en avant la revendication du Référendum d’initiative citoyenne (RIC)[1] dont Etienne Chouard est l’un des chantres.

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A propos du « masculinisme »

Comme une bonne cinquantaine de personnes, je me suis rendue le 23 mai dernier à l’atelier-discussion avec Mélissa Blais, organisé par le CIRA à l’Espace autogéré à Lausanne[1]. Avant cette soirée, je ne savais pas grand-chose de l’antiféminisme militant connu sous le nom de « masculinisme » et l’événement m’a ouvert les yeux sur une réalité inquiétante qui, bien connue outre-Atlantique, se développe depuis quelques années dans nos régions.

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Les Gilets jaunes : au milieu du gué

Notre blog, l’affranchi, affiche comme sous-titre : Pour la sociale ! Aussi, suivons-nous depuis le début avec une grande attention le mouvement des Gilets Jaunes (GJ). Nous n’en sommes pas partie prenante car nous vivons en Suisse, un pays où la question sociale peine à s’inviter dans les débats et la réalité. Ce texte se veut une réflexion faite à distance à partir de ce que nous avons pu voir ou lire, à partir des contacts que nous avons en France, etc. Ce n’est en aucun cas une tentative de théorisation. Nous nous contentons d’exposer ce que nous pensons avoir compris. Nous sommes pourtant certains que se joue là un épisode de la guerre ouverte que font les puissants aux gens ordinaires. Face à l’épuisement d’un système qui fonce dans le mur et au vu des tensions internationales, les élites « libérales » s’encombrent de moins en moins des libertés formelles. Ayant décrété qu’il n’y a plus assez de ressources pour tout le monde, elles sont décidées à écraser celles et ceux qui, à leurs yeux, n’appartiennent pas au pays utile. C’est dans ce contexte que nous plaçons le mouvement des GJ. Nous l’accueillons aussi comme une question directe posée à toute personne, groupe ou organisation qui prétend vouloir un changement social radical.

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