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Pour la Sociale !

Mois : janvier 2015

Grèce : le niveau zéro de la démocratie

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Quelques mois déjà que nous écrivions au sujet de la victoire de Syriza en Grèce : « Pour un changement vers une société juste et égalitaire, il n’y a pas, et même moins que jamais, de raccourci par les urnes. » Autant dire que les évènements récents nous donnent sacrément raison. Et cela nous attriste : nous aurions été les premiers heureux si les travailleurs et chômeurs grecs avaient pu trouver un peu d’oxygène avec l’arrivée de Syriza au pouvoir. D’une manière générale, il serait tellement pratique qu’en glissant un simple bulletin dans l’urne, par le miracle de l’arithmétique majoritaire, le fardeau qui pèse sur le plus grand nombre puisse s’alléger. Nous appartenons à une « tradition » anarchiste qui a abondamment critiqué cette illusion électorale. Bien entendu, cela se discute. On peut entendre que les élections puissent participer d’une mobilisation des opposants au système, qu’elle fasse entendre leur voix… ou autres choses genre sparadrap sur une jambe de bois. Mais là, devant le désastre grec, même les plus niais zélotes des élections, pour peu qu’ils pensent par eux-mêmes et aient l’honnêteté de le faire, doivent amener pavillon et enfiler cilice pour faire pénitence.

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L’effondrement de l’Usine rouge, épisode 4 : Capitalisme et diversification des conditions sociales

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(source image : http://dominique-mathis.eu)

Dans le Manifeste du Parti communiste, en 1848, Marx et Engels expliquent que dans le système capitaliste, les antagonismes de classes tendent à se simplifier, car la société se divise « en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat »(1). Dans leur démonstration, ils affirment que la petite bourgeoisie (classe moyenne) victime de la concurrence des grandes entreprises va s’appauvrir et rejoindre les rangs du prolétariat. Le 20e siècle a contredit cette prédiction : la classe moyenne n’a pas disparu… Certes, la crise actuelle et la concentration des richesses qui l’accompagne semblent remettre au goût du jour la prédiction marxiste, mais n’allons pas trop vite.

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L’effondrement de l’Usine rouge, épisode 3 : Occupation de l’espace et hiérarchie sociale

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Source photo : http://www.ouest-france.f

Située au fond de la baie du même nom, la ville de Douarnenez est construite sur une avancée de terrain pentu qui s’étend vers la mer. En arrivant, on est tenté de suivre ce qui semble être la rue principale : une rue Jean Jaurès qui prend le nom d’Ernest Renan après la grande église du Sacré Cœur. En poursuivant jusqu’à la côte, on arrive finalement vers un petit débarcadère duquel on peut rejoindre à pieds, à marée basse, l’Ile Tristan. L’endroit qu’on vient de traverser semble désert. C’est une zone résidentielle qu’on appelait Terre sainte, où vivaient autrefois de riches patrons pêcheurs, qui – du fait de leur condition disait-on – étaient du parti de l’Eglise. Maintenant, plusieurs maisons sont à vendre…

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L’effondrement de l’Usine rouge, épisode 2 : Les temps modernes

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(source photo : www.anciens-cols-bleus.net)

L’exploitation de la sardine est ancienne à Douarnenez, dès le 18e siècle, un procédé de conservation artisanal est utilisé. La sardine est préparée dans la saumure et pressée dans des barils de hêtre, ce qui permet de la conserver quelques semaines, voire quelques mois. En 1832, 600 femmes sont employées à cette activité. C’est avec la stérilisation des sardines frites et leur mise en boîte que débute l’industrialisation. Entre 1850 et 1880, Douarnenez devient le premier centre français de production.

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