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Claude Cantini s’est éteint le 20 décembre 2025, dans sa 97e année. Nous avons appris tardivement son décès et, avant d’écrire ces lignes, nous avons pu lire des hommages qui lui ont été rendus. Le nôtre amènera un éclairage peut-être un peu différent. Autant que de l’historien autodidacte et du chroniqueur, nous souhaitons nous souvenir du compagnon et de l’ami.

A deux reprises au moins, Claude Cantini a contribué à nos publications. Dans L’Affranchi n°10 (printemps 1995)(1), il nous avait accordé un entretien sur L’extrême-droite suisse qui reprenait des éléments développés dans son ouvrage Les Ultras. Il commençait en disant que « Le fascisme ne tombe pas du ciel » et que « tout nationalisme est un fascisme en puissance ». A propos du système démocratique, il relevait que « le rapport de forces grippe toujours plus son fonctionnement : à cause surtout de l’intervention lourde de groupes de pression (économiques et politiques) qui disposent des moyens nécessaires pour « former » l’opinion publique, selon leurs intérêts », un constat d’une brûlante actualité.

Avec son sens de la rigueur et de la précision, il nous décrivait les groupes qu’il avait identifié, leurs actions et leur évolution, en évoquant – comme il l’avait fait dans ce livre(2) – les liens qui existent entre les partis de la droite « traditionnelle » et les extrémistes. Dans son exposé, il articulait le rôle des cadres, des idéologues, issus pour la plupart de ces partis, et celui du reste de la troupe, constituée de « sous-prolétaires et autres travailleurs en crise ». Après avoir cité Bertolt Brecht : « le ventre de la bête est toujours prêt à être fécondé », il ajoutait que « lorsque l’angoisse pour le lendemain s’ajoute à l’irrationnel et que les deux tiennent lieu de réflexion, le fascisme, sous toutes ses formes, n’est jamais loin. »

Dans L’Affranchi n°14 (printemps 1997), il nous livrait un texte intitulé : Fascisme et religions. Quelques rappels nécessaires, dans lequel il recensait les liens historiques entre le clergé (catholique, mais aussi protestant, orthodoxe et musulman) et les mouvements et gouvernements fascistes et nazis, durant l’entre-deux-guerres et au cours de la seconde guerre mondiale. Là aussi, un travail méticuleux et précis mettant en lumière la responsabilité des églises dans l’extermination des juifs et des tziganes.

Par la suite, Claude allait nous rendre un immense service en acceptant d’être l’éditeur responsable d’Aujourd’hui, notre feuille hebdomadaire, puis bimensuelle, publiée durant quatre ans (1998-2002) que l’on peut trouver sur ce blog sous l’onglet « Publications ». A la différence des journaux militants, qui s’adressent à un lectorat averti, ce périodique se voulait tout public et proposait une lecture anticapitaliste et anarchiste de l’actualité. Nous sommes parvenus à en diffuser jusqu’à 1’600 exemplaires par numéro. Durant ces années, Claude a été un éditeur responsable impeccable, nous laissant une totale liberté quant au contenu de nos articles.

Au moment d’écrire ces lignes, nous avons à disposition deux interviews inédites de Claude Cantini. L’une enregistrée et l’autre audio-visuelle. Il s’agit d’un entretien réalisé en 2008, dans le cadre d’une recherche sur les communistes durant les années 1950-1960 ; et d’un document de travail de l’association Jeronimax, filmé en 2014, lors de la préparation de leur documentaire « Les fantômes de la nécropole Bel-Air »(3). Les extraits qui suivent proviennent de ces deux documents. Ils laissent entrevoir la clairvoyance de Claude, son sens de l’humour et sa générosité.

Claude attribuait sa précoce prise de conscience à sa famille, écoutons-le : « Pratiquement, je n’ai aucun mérite ». « Mon père m’avait payé trois ans d’une école privée pour que je ne sois pas intoxiqué par l’école fasciste. C’était un petit institut privé, il y avait une ou deux classes. Le directeur et sa femme. [Lui] était juif, il était prénommé Garibaldo… ce n’est pas une blague Garibaldo Tevene. Juif et républicain… ».

Au bout de trois ans, Claude doit quitter cette école et rejoindre l’école publique, car son père quitte son travail dans les circonstances suivantes : « En 1938, il était sur un chantier naval à Livourne, comme ouvrier mécanicien. Comme notre « ami » Benito voulait se préparer à la guerre, tous les ouvriers du secteur devaient être membres du parti fasciste. Mon père, il a pris sa blouse, il est parti, il a refusé de s’inscrire. »

« Moi, j’étais vacciné [contre le fascisme], comme j’étais vacciné contre le nationalisme… Ma mère venait du Sud-Tyrol. Mon père l’avait rencontrée quand il avait fait son service militaire là… je me rappelle que dans les années 36-37 (…), peut-être même 38, on avait un imbécile d’instituteur. Nous on habitait un quartier populaire, le quartier portuaire de Livourne… C’était le quartier rouge, alors ils mettaient des maîtres à poigne, qui arrivaient le samedi avec la chemise noire et tout le tra la la. Cet imbécile d’instituteur – c’était juste avant (…) l’Anschluss. L’instituteur nous disait : « n’oubliez jamais que nous les Italiens on a un ennemi héréditaire c’est l’Autriche ». Et moi, sans le vouloir, j’ai pensé à ma mère… et c’est comme ça que j’ai été vacciné. Quand tu dois comparer ta mère à un imbécile qui vient en chemise noire à l’école (…), le choix est vite fait. »

« Vacciné » contre le fascisme et le nationalisme, Claude le sera aussi contre le communisme autoritaire. Son père avait adhéré au parti communiste en 1944 « mais il était aussi Toscan. Il y a des traditions locales… ce n’était pas un idéologue… c’était des gens qui partageaient les mêmes métiers : bucherons, travailleurs agricoles. Mon père faisait partie de cette catégorie-là, pour lui le parti communiste, c’était quelque-chose qui devait changer le monde. »

Claude fait une mauvaise expérience dans l’organisation de jeunesse impulsée par les communistes : « c’était vraiment étouffant, du stalinisme pur ». Il la quitte au bout de trois mois pour créer, avec d’autres jeunes, un « club de réflexion culturelle » ; puis il va découvrir le mouvement libertaire grâce à un savetier qui en 1922-23, à l’avènement du fascisme, avait caché quatre ou cinq livres anarchistes sous un pont, derrière des pierres scellées et les avait ressortis à la libération.

Il nous a aussi raconté que « les seuls qui avaient essayé de [le] tabasser en Toscane, ce n’était pas les fascistes, c’était les communistes ». En 1950, il publie dans Umanita Nova [le périodique de la Fédération anarchiste italienne] un article intitulé « Quand pédagogie politique est synonyme de démagogie » où il évoque les camps soviétiques. Cet article est placardé par ses compagnons anarchistes sur un panneau d’affichage, dans son village. « Une bande de staliniens ont dit : Cantini il commence à nous les chauffer… et ils ont décidé de me donner une leçon ». Heureusement, Claude est averti du guet-apens par un ami de son père et échappe à la bastonnade.

C’est en 1952, lors d’une journée où il est appelé à faire une série de tests en vue du service militaire que son avenir va se jouer, écoutons-le : « ils te faisaient des tests psychologiques… à un moment-donné, ils te donnent une feuille en disant : vous pouvez vous exprimer en toute liberté. Moi, j’ai marqué que je n’avais aucune envie de faire le service militaire, évidemment, en toute liberté. J’ai été embêté… je ne regrette pas, parce que ça m’a ouvert des fenêtres, l’esprit et tout, mais à la limite c’était de l’imprudence… et alors il y a un officier qui vient, naturellement il avait lu le rapport. Il appelle : Cantini ! Moi je me lève… Il a voulu jouer au psychologue, en disant : mais je ne comprends pas. Il ne m’a pas engueulé, il a joué à la douceur. On était au réfectoire – il faut le préciser – c’est ce qui a permis de parler d’incitation… Il a dit : mais quelles sont vos raisons… ? J’ai dit : écoutez c’est très simple, mon père il a été rappelé en automne 1938, sous les drapeaux, et il est revenu au mois de juin ou juillet 1944, avec trois permissions. Il a fait les Alpes occidentales, la Libye, il a même failli se noyer parce que le bateau qui l’emmenait de Toscane en Libye a été torpillé… Et là j’ai levé la voix : « pendant que mon père et des milliers de couillons comme lui… le roi d’Italie avait mis tous ses biens à la banque d’Angleterre, et vous venez me parler de la Patrie ! » Il est parti, il n’a rien dit. Ils ont considéré ça, comme [de l’]incitation… ».

Claude se renseigne sur les organisations pacifistes et découvre le Service civil international. Il se rend en Calabre et participe à deux camps de cette organisation en réalisant des travaux d’utilité publique, comme la construction d’un pont. Là, on lui donne des contacts pour passer clandestinement en Suisse. Avec l’aide d’un horloger anarchiste, il passe la frontière et arrive en février 1953 à Lausanne, parlant trois mots de français et, en poche, l’adresse d’Hélène Monastier.

Ne voulant pas rester sans rien faire, comme un « imbécile », Claude se fait engager comme volontaire par Pierre Dugon – qui était aussi du Service civil international – directeur de « La Prairie » (Eben-Hézer – une institution pour handicapés) « sous les ordres de cette femme-là, tu vois le boulot… » dit-il en désignant Elsbeth son épouse qui assiste à notre entretien.

Mais sa situation administrative n’est pas réglée, malgré de nombreuses démarches. Claude décide de prendre les choses en main. « J’ai toujours été… mal à l’aise quand je devais dépendre des autres. J’ai toujours préféré prendre moi les décisions, pas toujours bonnes. » Il se présente au consulat italien où il obtient un sauf-conduit pour rentrer en Italie. Arrivé à la frontière, les douaniers le cuisinent. Claude affirme ne pas se souvenir par où il est passé quand il a quitté la Péninsule : « il faisait si froid, il y avait tellement de neige… ».

« On est obligé de vous dénoncer » répondent les douaniers. Envoyé à Pise – siège du district militaire de sa région – il finira par recevoir « un congé militaire provisoire » et pourra obtenir un passeport. Cette issue à la « Don Camilo », comme disait Claude, a sans doute été favorisée par la lettre envoyée par Elsbeth au président de la République italienne Luigi Einaudi : « en disant, mon fiancé… ». Claude revient en Suisse. Avant leur mariage en 1954, Claude et Elsbeth envoient un faire-part à Einaudi et, le jour-dit, ils reçoivent un télégramme de sa part, leur souhaitant ses meilleurs vœux ! « Ce n’est pas donné à tout le monde… »

Au plan professionnel, Claude Cantini – qui avait un diplôme d’agronome mais qui ne trouvait pas de travail dans ce domaine – débute, en 1954, une formation d’infirmier en psychiatrie, profession qu’il exercera à l’hôpital de Cery, où il sera aussi actif sur le plan syndical. A côté de ce métier exigeant, il ne cessera d’écrire et de mener des recherches historiques. Il établissait des liens entre son activité professionnelle et ses recherches, et pas seulement en ce qui concerne ses travaux critiques sur la psychiatrie. En voici deux exemples racontés aux membres de Jeronimax.

A propos du doctorat honoris causa décerné en 1937 par l’Université de Lausanne à Benito Mussolini : « personne ne voulait en parler… [mais] j’avais eu les détails quand je suis arrivé en Suisse, parce que des fois, le hasard fait bien les choses. » En 1953, alors qu’il travaille à Eben-Hézer comme aide-infirmier, il est invité à boire le thé dans la famille du directeur Pierre Dugon, neveu par alliance de la fondatrice de l’institution : Sœur Julie Hofmann qui participe aussi à cette réunion familiale. La discussion porte sur l’Italie et, à un moment-donné, en rigolant, Pierre Dugon s’exclame : « tu sais tante, tu pourrais quand même te taire parce si tu as eu ton doctorat, c’est grâce à Mussolini ! Ça m’a mis la puce à l’oreille » ajoute Claude qui précise que, pour le doctorat honoris causa de Mussolini, « ils avaient fait ça en cachette et c’est un apprenti, qui travaillait dans l’imprimerie qui avait imprimé le diplôme, qui a vendu la mèche au journal socialiste Le Peuple… alors pour freiner un peu le scandale (…) ils se sont rappelés de Sœur Julie Hofmann… »

Claude en saura plus sur l’histoire du fascisme suisse grâce à des patients de l’hôpital, alors que pour « les gens d’un certain niveau, la réponse classique était : à quoi bon remuer tout ça, c’est vieux… », écoutons-le : « quand j’ai commencé à Cery, j’ai eu une chance, parce que j’ai fait trente-cinq ans là-bas et pendant vingt-cinq j’étais en psycho-gériatrie. J’ai eu des « malades«  entre guillemets, mais ils étaient quand même malades, qui gardaient une mémoire extraordinaire (…). Quand on discutait comme ça, ils me racontaient. Et un beau jour, ils m’ont parlé de ce fameux colonel Fonjallaz : ah mais vous savez, nous aussi on a eu un fasciste…»(4).

Claude sera un investigateur inlassable, épaulé par Elsbeth. « Moi j’avais une chance dans mon malheur – ce n’était pas un malheur, car j’ai pu nourrir ma famille, mais c’était des horaires assez bizarres – comme on était à l’hôpital, on ne pouvait pas avoir tous les dimanches. On avait une compensation et moi j’avais le vendredi. Toutes les deux semaines, j’avais vendredi, samedi, dimanche libres. La semaine d’après je travaillais le samedi-dimanche. Malheureusement pour ma femme, mais elle a bien accepté (…) elle m’a toujours stimulé, moi qui connaissais très mal l’allemand, elle m’a toujours aidé dans des traductions et moi je consacrais le vendredi à mes recherches. »

Claude manifestait un grand intérêt pour la condition ouvrière et pour les luttes syndicales ainsi, les réponses données à son interlocutrice de Jeronimax à propos des accidents du travail, parfois mortels, qui se sont succédés sur le chantier de la Tour Bel-Air au début des années 30 méritent qu’on s’y attarde.

L’échange porte sur un article trouvé dans Le Réveil Anarchiste. Ce texte anonyme dénonce le vingt-cinquième de ces accidents – une chute du cinquième étage survenue le 21 octobre 1931 – en déclarant que : « C’est sans contexte le manque de protection, en l’occurrence d’un garde-fou, qui est la cause de l’accident. Détail singulier une heure à peine après l’accident, un garde-fou était posé et lorsque la police vint faire son enquête, elle en constata la présence et évidemment mit la faute sur une imprudence. L’organisation syndicale réagira-t-elle ? Il nous semble que des cas comme celui-ci se présentent assez souvent pour que les ouvriers fassent entrer en jeu la solidarité. »(5).

Claude s’est efforcé de situer cette interpellation du Réveil Anarchiste dans son contexte. Voici ses explications : « Les organisations libertaires de l’époque, la référence c’était Bertoni à Genève. Elles étaient révolutionnaires ». Et, ajoutons-nous, dans le secteur de la construction au bout du Lac, il y avait la Ligue d’action du bâtiment (LAB) qui pratiquait l’action directe, boycottant ou sabotant les chantiers qui ne respectaient pas la convention collective.

A Lausanne la situation n’est pas la même. Certes en juillet 1931, il y a eu une grève sur le chantier de la Tour Bel-Air durant laquelle les ouvriers ont demandé – sans succès – une augmentation salariale de 25% du fait des dangers encourus. Claude ajoutait : « La réalité de cette époque, c’était la crise de 29 qui a cassé l’esprit internationaliste, intercantonal et même intercommunal. La politique municipale visait à la protection de la main-d’œuvre locale, pour contenir l’afflux des travailleurs non-résidents. La solidarité mise en place par les organisations syndicales réformistes, parce que c’était les socialistes qui portaient les revendications, est morte à cette époque-là. »

Par la suite, cela ne s’est pas amélioré : « en 1934-1937, il y a eu la législature socialiste. Même à cette période-là, je dirai surtout à cette période-là – c’est un paradoxe – les revendications syndicales ont diminué, parce que la tendance était de se demander : est-ce qu’on n’allait pas gêner la municipalité dans sa politique ? (…) On aurait pu faire mieux, mais… il n’y avait plus d’esprit combatif parce que les gens pensaient avant tout à pouvoir apporter une assiette de soupe à la maison (…). Il y avait aussi un peu l’esprit vaudois (…), je [parlerais] plutôt [d’un fait] sociologique : la grande majorité venait des campagnes où l’esprit des luttes collectives n’existait pas. Moi j’ai connu ça aussi par mes activités de syndicaliste à Cery… c’était des individualistes en quelque-sorte. Alors tout ça ajouté à la crise, à l’extrême-droite et à la droite plus ou moins extrême (…). On peut comprendre [que] Bertoni ou celui qui a écrit ont essayé d’expliquer les accidents du travail, mais ça n’est pas nouveau (…) aujourd’hui, quand on connaît les problèmes de la sous-enchère (…) il y a probablement eu des accointances, des protections… »

A nos yeux, aujourd’hui comme hier, la priorité donnée à l’électoralisme et la montée du fascisme vont de pair. Tout comme la faiblesse ou l’inexistence de l’action syndicale et l’absence de sécurité. Aussi bien les patrons que les autorités « compétentes » sont laxistes pour ne pas dire plus, quand elles ne sont pas confrontées à la résistance et à l’action collectives. Des événements récents nous l’ont tragiquement rappelé.

Pour Claude Cantini, la connaissance devait être transmise, il l’a fait par ses écrits, mais aussi en accueillant celles et ceux qui poursuivaient des objectifs semblables, en les orientant, en leur donnant des pistes de recherche, des explications : « j’ai une règle qui m’est restée (…), je réponds toujours, parce que j’ai eu la chance de trouver beaucoup de gens qui m’ont aidé, qui m’ont répondu. Je leur ai cassé les pieds pour soigner un détail. En général, ils m’ont toujours répondu et ça c’est énorme, si tu trouves des répondants… [même] pour des petits détails qui donnent quand même du piment à l’ensemble ». Claude évoquait les secrétaires de fonds d’archives communaux qui, dans la majorité des cas, avaient fait preuve de disponibilité à son égard et étaient intéressés par ses recherches sur leur commune. « Par contre où j’ai eu des difficultés, quand j’ai publié ma recherche sur le doctorat à Mussolini, c’est au niveau, une fois de plus, universitaire, que j’ai trouvé la porte fermée. »

En revanche, la porte de Claude et d’Elsbeth était ouverte. Cette disponibilité, cette facilité de contact, nous ont été précieuses pour un projet aussi fou que le journal Aujourd’hui que Claude a soutenu sans réserve, en acceptant de se mettre en avant. Il avait compris, sans qu’on ait eu besoin de donner d’explication, que nous ne pouvions courir le risque de la répression de la part de nos employeurs respectifs. Sans être de la même génération, nous étions sur la même longueur d’onde.

La rédaction

1) Les numéros du périodique L’Affranchi peuvent être consulté sur ce blog, sous l’onglet « Publications » https://laffranchi.info/publications/

2) Claude Cantini, Les Ultras. Extrême droite et droite extrême en Suisse : les mouvements et la presse de 1921 à 1991, Editions d’en bas, 1992. Une bibliographie non exhaustive des travaux de Claude Cantini figure dans son livre Pour une histoire sociale et antifasciste. Contributions d’un autodidacte, Editions d’en bas et AEHMO, Lausanne, 1999, pp. 262-264.

3) https://www.youtube.com/watch?v=imkP3rlJCks

4) Claude Cantini, Le colonel fasciste suisse, Arthur Fonjallaz, Editions Pierre-Marcel Favre, 1983.

5) Le Réveil anarchiste, n°834, 31 octobre 1931.