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Catégorie : Feuilleton (Page 1 sur 2)

Usine rouge, épisode 13

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La Chevalerie du Travail Française (CTF) – 2e partie

Comme annoncé, nous reparlons de cette crypto-franc-maçonnerie ouvrière, exclusivement masculine[1] qui a existé en France entre 1893 et 1911, et à laquelle adhérèrent, par un discret système de cooptation, des personnalités marquantes du mouvement ouvrier comme Fernand Pelloutier, Augustin Hamon ou Paul Lafargue…

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Usine rouge, épisode 12 : un chapitre oublié

 

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La Chevalerie du Travail française – 1ère partie

Jusqu’où faut-il remonter quand on s’intéresse au syndicalisme en France ? Plusieurs réponses sont possibles. On peut s’intéresser aux compagnonnages, bien antérieurs à la Révolution française et qui furent interdits par la loi Le Chapelier en 1791 ; on peut évoquer la Révolution de 1848 ; la Commune de Paris en 1871 ; la légalisation des organisations ouvrières en 1884. Souvent, on évoque les débuts de la CGT (1895) et la Charte d’Amiens de 1906. Nous allons évoquer ici la Chevalerie du Travail française (CTF), une tentative « oubliée » qui offre un intéressant éclairage sur les sources du syndicalisme révolutionnaire de la Belle Époque.

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Usine Rouge, épisode 11 : 
grève générale, syndicalisme révolutionnaire, répression et manipulations

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Voiron, gréve générale 1er mai 1906

L’intégration du mouvement ouvrier et syndical, le réformisme, le parlementarisme, l’abandon de la perspective révolutionnaire et anticapitaliste sont généralement expliqués par la mise en œuvre de politiques favorables aux travailleurs : lois protégeant les enfants et les femmes, lois sur le chômage, les accidents, les retraites, etc. Et aussi subventions, mise à disposition de locaux… Un autre volet moins souvent évoqué est celui de la répression : il y a toujours eu la carotte et le bâton. C’est ce volet, toujours actuel, que nous évoquerons aujourd’hui.

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Usine Rouge, épisode 10 : grève générale et révolution

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Courrières 1906 - Le cortège des grévistes parcourant les corons
"Le petit Journal"

L’idée de grève générale est ancienne, on la rencontre déjà durant la Révolution française. En 1886, elle est mise en œuvre par les ouvriers de Chicago qui réclament la journée de travail de huit heures. C’est aussi la grande idée du syndicalisme révolutionnaire et de la CGT à son origine. Dans ce chapitre et dans les suivants, nous allons plancher sur cette question et sur les défis qu’elle pose.

Confrontés à l’échec de la perspective insurrectionnaliste des années antérieures, les anarchistes décident, à la fin du 19e siècle, en France, d’entrer massivement dans les syndicats.

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Usine rouge, épisode 9 – 1905 : une répétition générale ou la fin d’un monde ?

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1905 Grève des porcelainiers de Limoges (barricades)

Quand nous avons commencé ce feuilleton il y a quelques mois, nous avions évoqué la grande grève des sardinières de 1924, célébrée par une borne explicative dans le port de Douarnenez, non loin du terrain vague de l’ancienne usine rouge. Cette mobilisation avait été précédée par une autre grève des ouvrières des conserveries, en 1905, qualifiée de « répétition générale » par l’auteure[1] qui nous a inspiré ce feuilleton.

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L’effondrement de l’Usine rouge, épisode 8 : parenthèse sur la répression de la masturbation

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Quand nous avons commencé le feuilleton de l’Usine rouge, nous voulions traiter du mouvement ouvrier à partir d’une lutte emblématique. Pourtant, en débutant par un panorama des origines et du contexte de celle-ci, nous avons insensiblement dérivé vers des questions sociétales. Sommes-nous victimes de l’air du temps ?

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L’effondrement de l’Usine rouge, épisode 7 : Religion et misère sexuelle

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Dans les précédents épisodes, nous avons déjà évoqué les destins différents des hommes et des femmes – marins et ouvrières de Douarnenez – au début du 20e siècle. Cette discrimination s’observe aussi pour ce qui est de la pratique religieuse et du contrôle que l’Eglise exerce sur la sexualité.

Dans cet épisode nous avons croisé deux démarches qui se complètent : celle de l’histoire orale, ou la parole est donnée à des témoins directs qui racontent leurs expériences et celle de l’histoire classique qui repose sur des documents écrits et des renseignements chiffrés.

Dans port de Douarnenez, au sein du petit peuple, la religion est surtout l’affaire des femmes. A la différence des notables et des patrons pêcheurs les plus riches, les simples marins ne vont guère à l’église, sauf pour Pâques ou à la Saint-Joseph, leur saint protecteur. Les femmes et surtout les jeunes filles s’y rendent tous les dimanches. D’abord, il existe une collusion entre les usiniers et le clergé : les patrons, qui occupent avec leur famille les premiers rangs à l’église, s’attendent à voir leurs ouvrières à la messe. Ensuite, pour les jeunes femmes, c’est l’une des rares distractions permises, une occasion de sortir pour se retrouver entre amies, de porter un chapeau et les habits du dimanche !

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L’effondrement de l’Usine rouge, épisode 6 : Michéa, Lordon et la décence commune

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Nous reprenons notre feuilleton après une interruption de plusieurs semaines. Dans le chapitre précédent, nous avions évoqué les rapports de genre (entre hommes et femmes) au sein du peuple, à Douarnenez, au début du 20e siècle. Nous allons poursuivre sur ce thème en recourant au concept de common decency, « décence commune » en français.

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L’effondrement de l’Usine rouge, épisode 5 : Destins de femmes

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Dans un précédent épisode, nous parlé des classes sociales et de l’occupation de l’espace (d’habitation). Une autre forme de ségrégation existe, elle est basée sur le genre : la mer appartient aux hommes.

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L’effondrement de l’Usine rouge, épisode 4 : Capitalisme et diversification des conditions sociales

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(source image : http://dominique-mathis.eu)

Dans le Manifeste du Parti communiste, en 1848, Marx et Engels expliquent que dans le système capitaliste, les antagonismes de classes tendent à se simplifier, car la société se divise « en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat »(1). Dans leur démonstration, ils affirment que la petite bourgeoisie (classe moyenne) victime de la concurrence des grandes entreprises va s’appauvrir et rejoindre les rangs du prolétariat. Le 20e siècle a contredit cette prédiction : la classe moyenne n’a pas disparu… Certes, la crise actuelle et la concentration des richesses qui l’accompagne semblent remettre au goût du jour la prédiction marxiste, mais n’allons pas trop vite.

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